jeudi 17 décembre 2020

MODÈLE DU BIEN-ÊTRE PSYCHOLOGIQUE DE CAROL RYFF

 


Toujours dans la conception eudémonique, la psychologue américaine Carol Ryff conçoit en 1989 un nouveau modèle du bien-être psychologique reposant sur six composantes :


L’acceptation de soi : porter un regard positif sur soi-même et sa vie passée ; reconnaître et accepter de multiples aspects de soi, incluant les qualités et les imperfections. 

La croissance personnelle : avoir un sentiment de développement continu et de réalisation de son potentiel ; rester ouvert à de nouvelles expériences. 

Les buts et le sens de la vie : avoir le sentiment de vivre une vie présente et passée qui a du sens, avec des buts, des objectifs, des raisons de vivre et une direction dans la vie. 

L’autonomie : se sentir indépendant, autodéterminé et capable de résister aux pressions sociales, de penser, d’agir librement, d’autoréguler son comportement et d’évaluer selon des normes personnelles. 

La maîtrise de l’environnement : avoir un sentiment de maîtrise et de compétence pour gérer l’environnement et utiliser efficacement les opportunités environnantes ; être capable de créer des contextes qui conviennent à ses besoins et à ses valeurs personnelles. 

Les relations positives avec les autres : avoir des relations saines, agréables et florissantes ; se soucier du bien-être d’autrui ; être capable de donner et de recevoir et faire preuve d’empathie, d’affection et d’intimité. 

Selon Carol Ryff le but de la vie n’est pas de se sentir bien mais de mener une vie vertueuse


 Livre : Ma Bible de la psychologie positive, Cécile Neuville, 2020. 

vendredi 11 décembre 2020

Les objectifs de la Psychologie Positive dans la vie quotidienne.

 
L’objectif premier de la psychologie positive étant de permettre aux individus, aux communautés et aux sociétés de s’épanouir, il est essentiel de mettre en œuvre des solutions concrètes et applicables facilement par tous dans la vie quotidienne pour y parvenir. 

Six grands domaines d’application émergent à ce jour des recherches en psychologie positive : 

• L’éducation : Applications de la psychologie positive en milieu éducatif formel (développement de compétences académiques à l’école ou dans un établissement d’enseignement ou de formation), non formel (développement de compétences sociales, professionnelles, d’éducation à la santé, de culture générale, préparation à une citoyenneté active…) et informel (développement des aptitudes, attitudes, ressources, valeurs et autres dispositions nécessaires pour s’adapter à un environnement en constante évolution et s’y épanouir). Programmes d’éducation scolaires, en famille ou portés par des associations ou des établissements d’éducation privés, s’appuyant sur la motivation et la créativité intrinsèques pour développer les compétences psychosociales et affectives des enfants, des adolescents ou des adultes, et favoriser autant leur apprentissage que leur bienêtre et leur résilience. Dispositifs éducatifs de soutien des élèves, du personnel et des communautés éducatives. 


Le travail : Applications de la psychologie positive en milieu professionnel, en entreprise ou au sein des organisations et institutions. Développement des ressources individuelles et organisationnelles des salariés, des managers, des dirigeants et des équipes pour favoriser le bien-être, la performance, la créativité, le leadership, la croissance et l’efficacité individuelle et collective. Démarche appréciative (Appreciative Inquiry), management de talents ou positif, formations professionnelles, tutorats, mentoring, coaching, teambuilding et multiplication de responsables bonheur (Chief Happiness Officer – CHO) pour un vécu au travail aussi performant que responsable et épanouissant. 


La psychologie clinique : applications de la psychologie positive en milieu clinique, c’est-à-dire en milieu hospitalier, mais aussi au sein de tout établissement de soins public, associatif ou privé. Protocoles de psychothérapies positives, de coaching positif, de psychogénéalogie positive, d’EFT positif3 , d’EMDR positif4 et autres approches thérapeutiques mettant l’accent sur le positif. Évolution des professions de psychologues, thérapeutes, coachs professionnels, travailleurs sociaux et autres cliniciens vers une psychologie clinique positive.


• Les relations : applications de la psychologie positive au sein des relations interpersonnelles, pour une vie de couple, de famille ou sociale saine, sereine, épanouie et enrichissante pour chacun. Programmes de développement de l’intelligence sociale, émotionnelle et relationnelle, de la communication positive et bienveillante, et de l’interdépendance positive. 


• La santé : applications de la psychologie positive au service de la santé physique et mentale, dans une démarche curative, mais aussi de promotion et de prévention de la santé humaine optimale, ou santé positive, et des facteurs biopsychosociaux positifs et protecteurs qui lui sont liés. Amélioration de la prise en charge des malades, des personnes âgées ou en fin de vie. Développement de programmes d’accompagnement à la santé positive et au vieillissement positif et créatif, pour faire progresser la longévité humaine, la qualité de vie, le bien-être physiologique et psychologique, et la pleine vitalité à tout âge. 


• La société : applications de la psychologie positive au niveau sociétal, c’est-à-dire au sein des actions politiques, économiques, écologiques, géopolitiques, environnementales et citoyennes. Transformation positive au niveau des États, des collectivités et des institutions sociales. Dispositifs s’appuyant sur la psychologie communautaire, l’écopsychologie ou favorisant les comportements prosociaux et les engagements solidaires, sociaux et citoyens. 


Livre : Ma Bible de la psychologie positive, Cécile Neuville, 2020. 

lundi 7 décembre 2020

THÉORIE DU SENTIMENT D’EFFICACITÉ PERSONNELLE D’ALBERT BANDURA


Dans les années 1980, Albert Bandura, docteur en psychologie canadien, développe une théorie selon laquelle le bonheur repose sur trois facteurs en interaction :

  • Le comportement, 
  • l’environnement
  •  la personne

Cette théorie considère les individus comme des agents actifs de leur propre vie qui exercent un contrôle et une régulation de leurs actes et possèdent la capacité à les anticiper et à les ajuster. Albert Bandura s’intéresse alors particulièrement au sentiment d’efficacité personnelle, c’est-à-dire aux croyances des individus par rapport à leurs capacités à réaliser des performances particulières.
Ce sentiment d’efficacité personnelle contribue selon lui à déterminer nos choix d’activité, d’environnement, notre investissement dans la poursuite des buts que l’on se fixe, la persistance dans les efforts et les émotions ressenties face à des obstacles.



 Selon sa théorie, quatre sources d’information permettent aux individus d’acquérir un certain degré d’efficacité personnelle pour un comportement donné : 


 L’expérience active de maîtrise, fondée sur la maîtrise personnelle des tâches à effectuer. Plus un individu vit des succès lors d’expérimentations d’un comportement donné, plus il est amené à croire en ses capacités personnelles pour accomplir ce comportement. Le succès, lorsqu’il n’est pas trop facile, renforce la croyance en l’efficacité personnelle, alors que les échecs réduisent ce sentiment. 


 L’expérience indirecte, qui repose sur le phénomène des comparaisons sociales, c’est-à-dire sur l’observation. Le fait d’observer d’autres individus vivre une situation a priori difficile peut influencer et renforcer la propre croyance des observateurs en leurs capacités de réussir (S’il y est arrivé, je le peux aussi !). Au contraire, l’observation de l’échec d’autrui peut remettre en doute sa propre efficacité (S’il n’y est pas arrivé, comment est-ce que, moi, je pourrais y arriver ?). 


• La persuasion verbale, qui s’exprime à travers des suggestions, des avertissements, des conseils et des interrogations, peut amener un individu vers la croyance qu’il possède le potentiel pour effectuer avec succès le comportement qui lui semblait jusque-là inaccessible. 


• Les états physiologiques et émotionnels, par exemple quand un individu associe un état émotionnel désagréable tel que le stress avec une faible performance d’un certain comportement, cela peut l’amener à douter de ses compétences personnelles pour accomplir ce comportement et ainsi conduire à l’échec (Je suis toujours stressé quand je dois parler en public). En revanche, un individu sera plus enclin à croire au succès s’il est d’humeur agréable (Je suis tellement heureuse que je pourrai gravir une montagne !).



Livre: Ma bible de la psychologie positive, Cécile Neuville, 2020.


mercredi 31 octobre 2018

Livre : Mettre en oeuvre un programme de psychologie positive - Programme CARE: Programme CARE (Cohérence - Attention - Relation – Engagement)

Mettre en oeuvre un programme de psychologie positive - Programme CARE: Programme CARE (Cohérence - Attention - Relation - Engagement) Broché – 31 octobre 2018

de Rébecca Shankland, Jean-Paul Durand et Marine Paucsik



Découvrez aujourd'hui en avant première le tout nouveau livre de Rébecca Shankland, Jean-Paul Durand et Marine Paucsik. 

L'ouvrage présente le programme de psychologie positive appliquée CARE (Cohérence - Attention - Relation - Engagement). Ce programme innovant dans le domaine de psychologie propose aux participants pendant 8 séances de 2h diverses pratiques favorisant
1) la réorientation de l'attention vers les aspects constructifs du quotidien,
2) le développement de la bienveillance envers soi, autrui et l'environnement,
3) l'identification des valeurs et l'engagement dans des actions en lien avec celles-ci, augmentant par-là la satisfaction et le sens de la vie.
Ces pratiques ont été validées par des recherches en psychologie positive et ont montré leur efficacité en termes d'amélioration du bien-être et de rédaction du stress, des symptômes anxieux et dépressifs. 


Commandez votre livre ici !

vendredi 19 octobre 2018

Livre : Le bien-être, ça se travaille ! : Toutes les techniques de la préparation mentale pour accéder au bonheur

Le bien-être, ça se travaille ! : Toutes les techniques de la préparation mentale pour accéder au bonheur Broché – 27 septembre 2018

de Anthony Mette




Comment vivre plus heureux? Grâce à la psychologie positive! Pourquoi certaines personnes traversent-elles le quotidien avec sérénité quels qu'en soient les écueils quand d'autres voient leur équilibre mis en péril à la moindre contrariété? Parce que le bien-être est avant tout une question d'entraînement, un état pour lequel nous avons plus ou moins d'aptitudes, mais qui peuvent être accrues grâce à un travail personnel. 
Dans cet ouvrage, vous trouverez : 
-un questionnaire qui vous permettra d'établir votre profil psycho-émotionnel en évaluant votre sensibilité, vos compétences attentionnelles, votre gestion du stress et des émotions, ou encore votre énergie corporelle. Vous pourrez ainsi faire le bilan de vos habiletés et savoir ce qu'il vous faut travailler;
-un plan d'entraînement complet pour améliorer votre mental en quelques semaines.

Anthony Mette vous propose 80 exercices accessibles à tous, s'appuyant notamment sur les principes de la pleine conscience et de la méditation, pour apprendre à réguler votre stress et votre anxiété et atteindre ainsi une meilleure qualité de vie. En complément, il a enregistré pour vous 15 méditations audio guidées que vous pourrez télécharger. Avec ce livre, vous avez entre les mains la clé de votre cheminement vers le bien-être et l'épanouissement de vos facultés mentales. 

mercredi 17 octobre 2018

Livre : Découvrir la psychologie positive

Découvrir la psychologie positive Broché – 19 septembre 2018

de Charles Martin-Krumm






La psychologie positive est une discipline de la psychologie fondée officiellement en 1998 lors du congrès annuel de l'American Psychological Association. Elle s’intéresse à la santé, au bien-être et à ce qui rend résilients, heureux et optimistes. L'hypothèse de la psychologie positive est qu'en étudiant pourquoi et comment les personnes sont épanouies et en bonne santé, il est possible de développer ces qualités pour tous, enfants et adultes.



vendredi 27 avril 2018

Psychologie positive et créativité




Un rapide coup d’œil sur « les forces de caractère » révèle que la créativité est l’une de ces 24 forces. Plus précisément, la créativité est l’une des forces de caractère, avec la curiosité, le jugement, l’amour de l’apprentissage et la perspective, qui définissent la vertu de la sagesse et de la connaissance. Toutes sont des forces cognitives qui impliquent l’acquisition et l’application de connaissance.
Dans le test des forces de caractère, la créativité est considérée comme synonyme d’originalité et d’ingéniosité et se définit comme la capacité de penser à des façons nouvelles et productives de conceptualiser et d ‘atteindre des objectifs.
Dans Authentic Happiness, Seligman décrit la créativité comme un aspect d’une catégorie plus large de forces, y compris l’ingéniosité, l’originalité, l’intelligence pratique et l’intelligence de la rue.

Créativité et psychologie positive
Dans la psychologie positive, une question intéressante est de savoir comment la créativité pourrait conduire à une augmentation du bien-être ou même de l’épanouissement. Trois mécanismes jouent un rôle ici :
  • Le Soi Authentique : ces individus qui comptent la créativité parmi leurs forces de caractère dérivent un sens de l’authenticité, du but et du sens de l’exercice de cette force, et trouvent des moyens d’apprendre autant de créativité que possible dans leurs vies. La forme de la créativité dépend de notre personnalité, elle peut être artistique, culturelle, inventive, scientifique ou n’importe quel autre type d’activité originale.
  • Points positifs : Trouver le temps d’intégrer des activités créatives dans votre vie peut ouvrir votre esprit à de nouvelles découvertes, qui peuvent vous mener vers de nouveaux endroits et de nouvelles façons de s’engager avec le monde. La créativité, lorsqu’elle est exploitée est bénéfique pour votre bien-être, même si la créativité n’est pas nécessairement l’une de vos forces.
  • Flow : lorsque les défis correspondent étroitement aux capacités d’une personne, ils peuvent entrer dans un état de flow. Le flow est le sentiment d’immersion complète et la perte de sens du temps lors de la fusion des actions avec la sensibilisation. Ceci est vécu par des individus à travers une gamme d’activités allant des activités artistiques, au sport, à la musique, à la science ou à l’invention. Le flow nous mène à percevoir une activité comme agréable.


3 choses à se dire pour stimuler votre créativité :
Les erreurs ne sont pas une fin en soi. Souvent, les erreurs sont perçues comme des échecs mais ce n’est pas toujours vrai. Une erreur peut entraîner quelque chose de nouveau, de bien. Elle peut nous amener vers un autre chemin qui peut-être est beaucoup mieux que le précédent. Nombreux sont les inventeurs qui ont essuyés de nombreux échecs mais cela leur a permis de persévérer et d’atteindre leur but.

Créer des spirales ascendantes à travers des émotions positives. Une autre façon d’augmenter votre créativité est de faire des émotions positives une habitude quotidienne. Oui, c’est aussi simple que ça. La plupart des événements que nous rencontrons ne sont ni positifs ni négatifs. Ils sont neutres avant de les classer en fonction de notre vision du monde. Barbara Fredrickson, psychologue sociale, a découvert que lorsque nous choisissons de classer plus d’événements comme positifs et que nous éprouvons des sentiments positifs, telles que la joie et l’appréciation, nous vivons une spirale ascendante. Cela change notre rayon de conscience. C’est là qu’intervient la créativité, au fur et à mesure que notre monde se développe, nous devenons plus flexibles, innovants et créatifs et sommes en mesure de voir des solutions que nous ne verrons pas normalement. Cultiver des émotions positives est donc un excellent moyen d’augmenter notre production créative.
è L’un des exercices les plus efficace pour créer des spirales ascendantes durables est un journal de reconnaissance. Prenez quelques minutes tous les soirs et écrivez trois bonnes choses qui vous sont arrivées dans la journée.

Pratiquer la pleine conscience. La créativité demande du temps. Mais notre esprit peut être un peu impatient quand il s’agit de produire des solutions. Cela peut être un vrai obstacle à la créativité. La pratique de la pleine conscience augmente la compassion envers soi-même. Comme la pleine conscience est un état de détente, nous observons nos émotions et nos pensées d’une manière ouverte, sans jugement, nous nous distancions des auto-discussions négatives et nous faisons place à l’expérience du moment.
Pratiquer la pleine conscience régulièrement nous permet de profiter du processus de créativité, plutôt de se concentrer uniquement sur le résultat final souhaité. De plus, cela augmente notre niveau de bonheur. Cela veut dire qu’il est plus facile de ressentir des émotions positives et d’élargir notre vision créative.

Résumé du plan d’action :
Acceptez les erreurs ! réalisez leur potentiel de croissance et d’innovation.
Tenez un journal de gratitude : 3 bonnes choses tous les jours.
Prenez 30 minutes chaque jour pour méditer.

Peu importe la façon dont votre créativité s’exprime, l’important c’est que vous soyez en total accord avec vous-même. Et n’oubliez pas, pensez positif !

Et vous ? Pratiquez-vous déjà ces petits exercices ?

mardi 27 mars 2018

La Boussole du Flow pour plus d'efficacité et de bonheur au travail !


Un site très intéressant sur le Flow, cet état d'Expérience Optimal
 largement étudié par les chercheurs en psychologie positive,
comme état contribuant significativement à notre niveau de bien-être et d'efficacité :
http://www.orea.ch/la_boussole_emotionnelle.html


Exercice de la Boussole du Flow 


Evaluez votre niveau de challenge et de compétence sur une échelle de 1 à 10 
à propos de l'une de vos compétences professionnelles 
et proposez ce que vous pouvez faire pour vous rapprocher de l'état de Flow sur cette activité !



La psychologie positive et le flow




Mihaly Csikszentmihalyi, co-fondateur de la psychologie positive et contributeur à la créativité et au bien-être, décrit le « flow » comme un état pendant lequel la créativité et la productivité ont jailli de votre esprit. Cet état peut être expérimenté dans de nombreux types d'activités. Selon Csikszentmihalyi, nous faisons l'expérience du « flow » lorsque notre niveau de compétence ainsi que le défi à relever sont égaux. Grâce à de nombreuses recherches, il a pu démontrer que les gens étaient plus créatifs, productifs et souvent plus heureux quand ils vivent cette expérience.


Voici les 8 caractéristiques du « flow » :
  • Concentration complète sur la tâche 
  • Clarté des objectifs et des récompenses 
  • Transformation du temps 
  • Expérience intrinsèque enrichissante 
  • Effort et facilité 
  • Équilibre entre défi et compétences 
  • Actions et conscience sont réunies 
  • Sentiment de contrôle de la tâche 

Comment atteindre le « flow » ?

Nous ne pouvons expérimenter le « flow » si d'autres distractions perturbent notre tâche. Ainsi, pour parvenir à cet état, il nous faut rester à l'écart des voleurs d'attention.

De plus, l'équilibre entre les défis et les compétences perçus sont des facteurs importants. En effet, si le défi est plus grand que notre niveau de compétence, nous serons anxieux et stressés. De même, si nos compétences dépassent la taille du défi, nous nous ennuierons et nous nous laisserons distraire. L'équilibre est essentiel.

L'expérience du « flow » dans la vie quotidienne est une composante importante de la créativité et du bien-être. Puisqu'elle est intrinsèquement enrichissante, plus nous la pratiquons, plus nous cherchons à la reproduire. Cela contribue à mener une vie pleinement engagée et heureuse.


Quelle motivation amène l'expérience du « flow » ?

La plupart de nos actions conscientes nécessite de la motivation et il en existe deux types : la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque.

La motivation intrinsèque est lorsque nous faisons quelque chose parce que nous aimons le faire. Mihaly Csikszentmihalyi a déclaré que la motivation intrinsèque la plus élevée est le «flow», où la conscience de soi est perdue, où l'on s'abandonne complètement au moment et où le temps ne signifie rien.

La motivation extrinsèque est lorsque notre motivation pour réussir est contrôlée par un fait extérieur. Ce type de motivation est de courte durée. Une bonne motivation extrinsèque peut être amenée par le fait que nous ayons besoin d'un tuteur ou d'un enseignant pour valider nos efforts.


Pour en savoir plus sur le « flow », voici en lien le livre de Mihaly Csikszentmihalyi : 

Flow : The psychology of optimal experience :

lundi 26 mars 2018

Les ouvrages de Martin Seligman


Martin Seligman est un chercheur en psychologie et professeur à l'université de Pennsylvanie. Il a été l'un des pionniers de la psychologie positive. Il est élu Président de l'American Psychological Association en 1998. Il a écrit de nombreux ouvrages s'intéressant à la psychologie positive :

La force de l'optimisme -
https://www.amazon.fr/force-loptimisme-Martin-SELIGMAN/dp/2266198068/ref=la_B004MR7FXW_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1521791441&sr=1-1



Vivre la psychologie positive -
Mais également en anglais :

Helplessness : Depression, Development and Death
 
- https://www.amazon.com/Helplessness-Depression-Development-Death-Psychology/dp/071672328X



Learn optimism : how to change your mind and your life 
- https://www.amazon.com/Learned-Optimism-Change-Your-Mind/dp/1400078393


Authentic happiness : Psychology potential fulfillment 
- https://www.amazon.com/Authentic-Happiness-Psychology-Potential-Fulfillment/dp/0743222989




Tous ces livres méritent d'être découverts, par vous et pourquoi pas en parler à votre entourage également.

La psychologie positive à l'école

Rébacca Shankland, Maître de conférences en Psychologie et Evelyn Rosset, Docteur en psychologie ont mis à disposition de nombreuses ressources afin que la psychologie positive puisse être intégrer à l’enseignement.

En effet, leur site dispose de 4 thèmes qui sont la reconnaissance, la force, les relations positives et l’attention consciente. Chacun de ces thèmes sont composés de 4 exercices.





La reconnaissance :

De nombreuses recherches depuis quelques décennies ont démontré l’efficacité de noter tous les jours trois choses pour lesquelles nous sommes reconnaissant sur notre humeur, notre motivation et nos relations.

Un exemple d’exercice à proposer aux élèves :
Le journal de la reconnaissance – Ecrire chaque jour sur un cahier trois choses pour lesquelles nous sommes reconnaissants.


Les forces :

De nombreuses recherches telles que celles effectuées par Clifton & Harter, en 2006 ou encore celles de Seligman en 2004, ont montré que travailler sur nos forces permet d’apprendre plus rapidement et de mieux réussir. Dans le cadre de l’enseignement, les élèves sont plus motivés et satisfaits en cours lorsque l’approche de la psychologie positive est adoptée. Seligman a également démontré que travailler sur nos forces réduit le risque d’anxiété et de dépression.

Un exemple d’exercice à proposer aux élèves :

Mon père, ce héros – Penser à quelqu’un que nous admirons et se demander pourquoi nous le faisons. Lister les différentes raisons. Cet exercice peut être fait en groupe ou individuellement.


Les relations positives :

D’autres recherches ont démontré que la bienveillance a des conséquences positives sur le bien-être. Ceux qui font preuve de bienveillance envers leur entourage sont plus enclin à se sentir plus proches des autres. Des actes de gentillesse à l’école réduisent le harcèlement et impactent bénéfiquement sur la concentration en classe et sur les résultats scolaires. Cela favorise également le climat de la classe.

Un exemple d’exercice à proposer aux élèves :

Les Post-it de l’amitié – Ecrire sur des post-it quelque chose que nous apprécions chez une autre personne de la classe, d’une autre classe, d’un professeur. Une personne par post-it. Après écriture, le post-it devra être collé là où la personne concernée pourra le voir.




L’attention consciente :

L’attention consciente fait référence à un état de conscience qui se développe en portant volontairement son attention sur le moment présent sans jugement (Kabat-Zinn, 1996 ; 2013).

En se focalisant sur le moment présent, nous augmentons notre conscience sur l’interaction que nous avons avec notre environnement. Nous avons ainsi la possibilité de changer nos habitudes mentales qui pourraient provoquer une augmentation de stress, d’anxiété et de dépression. L’attention consciente permet également de nous focaliser sur le moment présent et de ce fait, de ne plus se préoccuper de l’avenir. Cet état permet de répondre de manière plus adéquate à ce qui se passe dans notre environnement à l’instant.

Un exemple d’exercice à proposer aux élèves :

La cloche de la conscience – Les élèves doivent prêter attention le plus longtemps possible au son d’une cloche afin d’avoir conscience du moment présent.


Pour plus d’exercices à mettre en place, je vous invite à visiter le site de ces deux auteurs :
http://educationpositive.org/

Et vous, mettez-vous en place ce type d’exercice en qualité d’enseignant ou même en tant que parents ?

lundi 26 février 2018

Les 7 habitudes des gens heureux




Dans vos relations :
Exprimez ce que vous ressentez. Les personnes ayant une ou plusieurs amitiés sont plus heureuses. Tout dépend de la fréquence à laquelle nous partageons nos sentiments personnels avec notre entourage. La capacité d’exprimer un véritable intérêt pour ce que nos proches disent et de répondre de manière encourageante est un bon moyen d’enrichir nos relations et de cultiver nos émotions positives.

Actes de bonté :
Cultivez la gentillesse. Les personnes qui font du bénévolat ou qui s’occupent simplement des autres de façon constante semblent être plus heureuses et moins déprimées.

Exercice et bien-être physique :
Continuez à bouger et à mangez bien. L’exercice régulier a été associé à l’amélioration du bien-être mental et à une diminution de la dépression. La revue Cochrane a produit une analyse historique de 23 études sur l'exercice et la dépression. L'une des principales conclusions était que l'exercice avait un « grand impact clinique » sur la dépression : de nombreuses études prouvent le vieil adage « corps sain, esprit sain ».

Le Flow
Trouvez votre « Flow ». Si nous sommes profondément impliqués dans la tentative d'atteindre un objectif, ou une activité qui est difficile mais bien adaptée à nos compétences, nous vivons dans un état joyeux appelé le « flow ». De nombreux types d'activités, comme le sport, jouer d'un instrument ou enseigner, peuvent produire l'expérience du « flow ». Selon Mihaly CSIKSZENTMIHALYI, un pionnier de l'étude scientifique du bonheur, le flow est un type de motivation intrinsèque. 

Engagement spirituel et signification
Découverte et sens. Des études démontrent un lien étroit entre la pratique spirituelle et religieuse et le bonheur. La spiritualité est étroitement liée à la découverte d'une plus grande signification dans nos vies.

Points forts et vertus
Découvrez et utilisez vos forces. Des études menées par des experts, tels que Martin SELIGMAN dans le domaine de la Psychologie Positive, montrent que les personnes les plus heureuses sont celles qui ont découvert leurs forces uniques (telles que la persévérance et la pensée critique) et leurs vertus (comme l'humanité).

Esprit positif : optimisme, pleine conscience et gratitude
Trésors de gratitude, de pleine conscience et d’espoir. De tous les domaines étudiés en Psychologie Positive, la reconnaissance a peut-être reçu le plus d’attention. Il a été démontré que les personnes reconnaissantes ont une plus grande émotion positive, un plus grand sentiment d’appartenance et une plus faible incidence de dépression et de stresse. 

Et vous ? Suivez-vous ces 7 habitudes de gens heureux ? 
Quelles différences percevez-vous dans votre vie ? 


lundi 12 février 2018

Le modèle PERMA





De nos jours, tout le monde semble être à la poursuite du bonheur. Il existe plusieurs façons d’atteindre le bonheur. La plupart d’entre nous pense savoir ce qu’est le bonheur mais quels sont les éléments réels qui favorisent le bonheur en chacun de nous ?
Le modèle théorique du bonheur de Seligman (PERMA) nous aide à comprendre ces éléments et ce que nous pouvons faire pour maximiser chaque élément afin d’atteindre une vie pleine de bonheur. Ce modèle a été conçu avec cinq éléments de base du bien-être psychologique et du bonheur.

P – L’émotion Positive (Positive Emotion)
Etre capable de se concentrer sur des émotions positives est la capacité d’être optimiste et de voir le passé, le présent et le futur dans une perspective positive. Cette vision positive de la vie peut vous aider dans les relations, le travail et vous inspirer à être plus créatif.
La distinction entre plaisir et plaisir est importante dans cet élément du modèle.
Ce type d'émotion positive est nécessaire, car lorsque quelqu'un aime les tâches de sa vie quotidienne, il est plus susceptible de persévérer et de relever les défis grâce à des solutions créatives et alternatives.

E – Engagement (Engagement)
Il est important dans nos vies de pouvoir trouver des activités qui nécessitent notre engagement total. L’engagement dans ces activités nous permet d’apprendre, de mûrir et de nourrir notre bonheur personnel. Nous avons tous besoin de quelque chose dans notre vie qui nous absorbe entièrement. Ce type d’engagement est important pour étendre notre intelligence, nos compétences et nos activités émotionnelles.

R – Relations (Relationships)
Les relations et les liens sociaux sont l’un des aspects les plus importants de la vie. Les humains sont des animaux sociaux qui se développent par la connexion, l’amour, l’intimité et une forte interaction émotionnelle et physique avec leurs paires. Cela est important pour pouvoir répandre l’amour et la joie. Avoir des relations solides vous apporte du soutien dans les moments difficiles.

M – Signification (Meaning)
Avoir un but et pouvoir donner un sens à sa vie est important pour nous tous afin de pouvoir vivre une vie de bonheur et d’épanouissement. Plutôt que la poursuite du plaisir et de la richesse matérielle, il y a un sens réel à la vie.

A – Réalisations (Accomplishments)
Avoir des objectifs et de l’ambition dans la vie peut nous aider à réaliser des choses qui peuvent nous procurer un sentiment d’accomplissement. Nous devrions atteindre des objectifs réalistes qui peuvent être accessibles. Le seul fait de s’efforcer à les atteindre peut nous procurer un sentiment de satisfaction. Un sentiment de fierté et d’accomplissement sera atteint lorsque l’objectif sera rempli. Avoir des accomplissements dans la vie est important pour nous pousser à prospérer.  

COMMENT APPLIQUER LE MODELE PERMA DANS VOTRE VIE ?
La première étape pour appliquer cette théorie à votre vie est d’être pleinement conscient de ce modèle. Continuez à vous référer aux 5 éléments du modèle pour vous aider à l’appliquer à chaque aspect de votre vie. N’oubliez pas de penser positif chez vous et sur votre lieu de travail. Trouvez des activités qui vous rendent heureux. Concentrez-vous sur vos relations avec votre famille et vos amis. Trouvez ce qui donne un but et un sens à votre vie.


Un premier défi : et si vous listiez en commentaire les 10 activités qui vous rendent heureux ? 

lundi 5 février 2018

Les jeux du bonheur ou comment apprendre les compétences du bonheur dès le plus jeune âge.



Ce sont le Docteur en psychologie positive Ilona Boniwell et l’enseignante Laure Reynaud qui sont à la base de ce jeu destiné à promouvoir l’aptitude au bonheur. Grâce à ce jeu, muni de 42 cartes, les petits et les plus grands pourront se former aux compétences du bonheur. Ainsi, tous pourront se réunir et partager un moment convivial en jouant aux trois jeux proposés par les auteures :

-       Le jeu des 7 familles
-       Tirer au sort une carte pour avoir une idée d’activité à réaliser
-       Incarner un détective du bonheur

Avec les Jeux du bonheur, apprenez à pratiquer la pleine conscience, à faire des choix, à exprimer vos émotions, à faire confiance aux autres et à vous faire confiance, et pleins d’autres compétences pour vous assurez un bonheur durable pour vous et votre entourage.  

Et vous qu’en pensez-vous ? L’avez-vous déjà testé ?

Pour pouvoir vous le procurer, cliquez sur le lien suivant : https://www.positran.fr/produit-199665-les_jeux_du_bonheur.html


vendredi 5 février 2016

Etude Ferdorwsian : Se sentir libre pour diminuer les risques de dépression !



D’après une étude* menée sur la souffrance psychologique des animaux en captivité, il a été révélé que 58% d’entre eux réunissent les conditions pouvant favoriser l’apparition d’un état dépressif, contre seulement 3% de leur congénère en liberté.

> Conclusion : la captivité favorise davantage l'état dépressif que la liberté ! 

Outre, la question éthique que soulèvent ces chiffres sur la captivité des animaux, ils nous amènent aussi à réfléchir sur la vie des hommes eux aussi souvent touchés par des troubles psychologiques...

>> Le rythme METRO-BOULOT-DODO : une certaine forme de captivité ?


Comme l’explique le Dr FERDOWIAN, nous avons aujourd’hui une peu plus de « confort » que nos ancêtres, que l’homme primitif. Nos besoins vitaux sont le plus souvent satisfaits en permanence, nous pouvons nous épanouir, consacrer notre temps libre à différentes activités.
Mais le confort matériel et l’aisance ne semblent pas répondre aux conditions du bonheur.

L'homme semble être un spectateur impuissant, sa prétendue liberté complique encore la situation. Contrairement aux hommes primitifs dont la tâche était claire afin de subvenir à leurs besoins primaires, l’homme actuel ne sait pas toujours à quoi il aspire. Il se sent souvent comme un "homme en cage" ! 

> La solution ?!?
Revenons à l’essentiel : plus de liberté !! 
Cela ne signifie pas toujours une absence de contraintes,  mais une meilleure harmonie, une meilleure connexion à la nature, aux gens, une activité physique, un bon sommeil et un meilleur sentiment de contrôle de sa vie.

* Condition expérimentale
- Thème de l’étude
La souffrance psychologique des animaux en captivité
- Sujets d’études :
128 chimpanzés enfermés dans 5 centres de captivité et 196 chimpanzés dans leur milieu naturel.
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- Expérimentateur :
Dr Hope FERDOWSIAN , médecin et chercheuse à l’université Georges Washington (Etats-Unis)
- Mode d’expérimentation :
L’observation

Source : Extrait de Psychologie positive, mag 5, p46 
l’homme en cage : Dagmar van der Neut 

mardi 19 janvier 2016

TEMPS OU ARGENT, QU’EST CE QUI NOUS RAPPORTE LE PLUS DE CAPITAL-BONHEUR?



Les chercheurs de l’université de Colombie Britannique, au Canada, ont mené six études sur le sujet, auprès de 4 600 participants, publiées dans la revue scientifique Social Psychological and Personality Science.

Les participants devaient choisir entre des propositions comme: « un appartement plus cher mais plus proche du lieu de travail ou un appartement moins cher mais plus loin » ou « une formation plus longue donnant accès à un travail très bien payé mais très prenant, ou une formation plus courte pour un travail moins bien payé mais moins contraignant », etc.

Les résultats de cette étude montrent que globalement les participants préfèrent avoir plus de temps libre et moins d’argent. Et cette tendance s’accentue avec le temps. C’est à dire, que plus l’on vieillit et plus ce qui a de l’importance à nos yeux est de passer du temps avec ceux que l’on aime. En revanche, il n’a été observé aucune différence liée au sexe, au salaire, ni au pays (Etats-Unis, Canada ou Royaume-Uni). "En vieillissant, nous voulons investir notre temps d’une autre façon qu’en accumulant de l’argent. Même le fait de se lancer dans du bénévolat rapporte plus de capital-bonheur que le fait de gagner plus d’argent", explique Ashley Whillans, auteure principale de ces travaux.

Les chercheurs concluent en donnant quelques conseils aux accros du travail qui souhaitent se sentir plus heureux: passer plus de temps en famille et entre amis et quelques heures de moins au bureau, embaucher une personne pour se libérer des corvées ménagères et s’engager dans une activité bénévole.  


lundi 11 janvier 2016

Robert Waldinger / Vidéo TED : La plus longue étude sur le Bonheur !


00:11
"Qu'est ce qui nous garde en bonne santé et heureux tout le long de notre vie ? Si vous deviez investir, maintenant, dans la future meilleure version de vous-même, dans quoi mettriez-vous votre temps et votre énergie ? Il y a eu un sondage récemment sur la Génération Y leur demandant quel était le but le plus important dans leur vie et plus de 80% ont répondu qu'un but de vie important pour eux était de devenir riche. Et 50% de ces mêmes jeunes adultes ont répondu qu'un objectif de vie important était de devenir célèbre.
00:49(Rires)
00:51Et on nous dit constamment de nous mettre au travail, de travailler plus dur, et d'accomplir plus. On nous fait croire que ces choses sont celles que l'on doit poursuivre pour réussir sa vie. Des portraits de vies entières, des choix que les gens font et comment ces choix marchent pour eux, ces portraits sont presque impossibles à obtenir. La majorité de ce que nous savons sur la vie humaine, nous l'apprenons en demandant à des gens de se souvenir du passé et comme on le sait, c'est loin d'être 100% fiable. On oublie une grande partie de ce qui nous arrive dans la vie, et parfois la mémoire est franchement créative.
01:35Mais, et si on pouvait regarder des vies entières alors qu'elles se déroulent au cours du temps ? Et si on pouvait étudier les gens depuis leur adolescence jusqu'à leurs vieilles années pour voir vraiment ce qui maintient les gens heureux et en forme ?
01:54On l'a fait. L'étude d'Harvard sur le Développement adulte est peut-être la plus longue étude sur la vie adulte jamais réalisée. Pendant 75 ans, nous avons suivi les vies de 724 hommes, année après année,s'enquérant de leur travail, de leur vie de famille, de leur santé, et bien sûr les questionner tout du long sans savoir comment leurs vies allaient tourner.
02:24Des études comme celle-là sont extrêmement rares. Presque tous les projets de ce genre tombent à l'eau en moins d'une décennie, parce que trop de gens abandonnent l'étude, ou le financement de la recherche s'arrête, ou les chercheurs passent à autre chose, ou ils meurent, et personne ne prend le relais. Mais grâce à une combinaison de chance et de la tenacité de plusieurs générations de chercheurs,cette étude a survécu. Environ 60 des 724 hommes originaux sont toujours en vie, participant toujours à l'étude, la plupart ayant dépassé les 90 ans. Et nous commençons maintenant à étudier les quelques 2000 enfants de ces hommes. Et je suis le quatrième directeur de l'étude.
03:14Depuis 1938, nous avons suivi les vies de deux groupes d'hommes. Le premier groupe est entré dans l'étude alors qu'ils étaient en deuxième année à Harvard. Tous ont fini l'université pendant la Seconde Guerre Mondiale, et puis la plupart sont partis servir dans l'armée. Et le deuxième groupe que nous avons suivi était un groupe de garçons du quartier le plus pauvre de Boston, des garçons qui étaient choisis pour l'étude spécialement parce qu'ils venaient des familles les plus en difficulté et les plus désavantagées du Boston des années 30. La plupart ont vécu dans des HLM, beaucoup sans eau courante.
03:53Quand ils sont entrés dans l'étude, tous ces adolescents ont été interviewés. On leur a fait passer des examens médicaux. On est allé chez eux et on a interviewé leurs parents. Et puis ces adolescents ont grandi et sont devenus des adultes qui ont grimpé toutes les marches de la vie. Ils sont devenus ouvriers, avocats, maçons, docteurs, l'un d'eux Président des États-Unis. Certains sont devenus alcooliques.Quelques-uns schizophrènes. Certains ont grimpé l'échelle sociale du bas jusqu'au sommet, et d'autres ont fait le chemin dans l'autre sens.
04:34Les fondateurs de cette étude n'auraient jamais, même dans leurs rêves les plus fous, imaginé que je me tiendrais ici aujourd'hui, 75 ans plus tard, à vous raconter que cette étude est toujours en cours. Tous les deux ans, patiemment et méticuleusement, notre équipe de recherche appelle ces hommes et leur demande si on peut encore leur envoyer de nouvelles questions à propos de leur vie.
04:59Beaucoup des hommes des quartiers pauvres de Boston nous demandent : « Pourquoi continuez-vous à m'étudier ? Ma vie n'est pas si intéressante. » Les hommes d'Harvard ne posent jamais cette question.
05:10(Rires)
05:19Pour obtenir le portrait le plus précis de ces vies, nous ne faisons pas que leur envoyer des questionnaires. Nous les interviewons chez eux. Nous récupérons leurs dossiers médicaux chez leurs médecins. On prélève leur sang, on scanne leur cerveau, on parle à leurs enfants. On les filme en train de parler avec leurs femmes de leurs plus gros soucis. Et il y a environ 10 ans, quand on a finalement demandé à leurs femmes si elles voudraient prendre part à l'étude, beaucoup de ces femmes ont répondu : « Il était temps. »
05:49(Rires)
05:50Et donc qu'avons-nous appris ? Quelles sont les leçons qui ressortent des dizaines de milliers de pages d'informations que nous avons recueillies sur ces vies ? Eh bien, les leçons ne portent pas sur la richesse, ou la célébrité, ou le travail. Le message le plus évident que nous avons ressorti de cette étude de 75 ans est celui-ci : les bonnes relations nous rendent plus heureux et en meilleure santé. C'est tout.
06:22Nous avons appris trois grandes leçons sur les relations. La première est que les connexions sociales sont très bonnes pour nous et que la solitude tue. Il s'avère que les personnes qui sont plus connectées socialement à leur famille, leurs amis, leur communauté, sont plus heureux, sont physiquement en meilleure santé, et vivent plus longtemps que ceux qui sont moins bien connectés. Et expérimenter la solitude apparaît être toxique. Les gens qui sont plus isolés des autres que ce qu'ils souhaiteraients'avèrent être moins heureux, leur santé décline plus tôt en milieu de vie, les capacités de leur cerveau déclinent plus vite, et ils ont des vies plus courtes que les gens qui ne sont pas seuls. Et le plus triste est qu'à tout moment, plus d'un Américain sur cinq déclare se sentir seul.
07:18Et on sait que l'on peut se sentir seul dans une foule et seul dans un couple, donc la deuxième leçon que nous avons apprise est que ce n'est pas seulement le nombre d'amis que vous avez, ou que vous soyez ou non engagé dans une relation, mais c'est la qualité de vos relations proches qui comptent. Il s'avère que vivre au milieu du conflit est très mauvais pour notre santé. Les mariages conflictuels par exemple, sans beaucoup d'affection, sont très mauvais pour notre santé, peut-être même plus que le divorce. Et vivre au milieu de bonnes, chaleureuses relations est protecteur.
07:56Une fois que nous avions suivi nos hommes au-delà de leurs 80 ans, nous avons voulu revenir sur leur cinquantaine et voir si nous pouvions prédire qui deviendrait un heureux et vigoureux octogénaire et qui ne le deviendrait pas. Et quand nous avons rassemblé tout ce que nous savions sur eux à l'âge de 50 ans, ce n'était pas leur taux de cholestérol à cet âge qui a prédit comment ils allaient vieillir. C'était leur niveau de qualité de leurs relations. Les gens qui étaient les plus satisfaits dans leurs relations à 50 ansétaient ceux en meilleure santé à 80 ans. Et les relations complices réussies semblent nous prévenir de quelques-uns des aléas du vieillissement. Nos couples d'hommes et de femmes les plus heureux ont rapporté, vers 80 ans, que les jours où la douleur physique était la plus forte, leur humeur restait tout aussi heureuse. Mais les gens qui étaient malheureux dans leurs relations, les jours où ils signalaient le plus de douleur physique, cela était aggravé par plus de douleur émotionnelle.
09:03Et la troisième grande leçon que nous avons retenue, à propos des relations et de notre santé, est que les bonnes relations ne font pas que protéger nos corps, elles protègent nos cerveaux. Il s'avère qu'être dans une relation solidement fixée avec une autre personne pendant vos 80 ans est protecteur, que les gens qui sont dans des relations où ils sentent vraiment qu'ils peuvent compter sur l'autre personne si besoin, la mémoire de ces gens reste aiguisée plus longtemps. Et les gens dans des relations où ils ne sentent pas pouvoir compter l'un sur l'autre, ces gens sont ceux qui ont expérimenté des déclins précoces de la mémoire. Et ces bonnes relations, elles n'ont pas à être lisses tout le temps. Certains de nos couples octogénaires pouvaient se disputer continuellement, mais tant qu'ils savaient pouvoir compter l'un sur l'autre en cas de coup dur, ces disputes n'avaient pas d'effets négatifs sur leurs mémoires.
10:00Donc, ce message, que les relations profondes sont bonnes pour notre santé et notre bien-être, cette sagesse est vieille comme le monde. Pourquoi est-ce si dur à comprendre et si facile à ignorer ? Eh bien, nous sommes humains. Ce qu'on aimerait, c'est une solution facile, quelque chose qu'on peut obtenirqui rendrait nos vies belles et les maintiendrait comme ça. Les relations sont désordonnées et compliquées, et le dur labeur de s'accrocher à la famille et aux amis, ce n'est ni sexy ni glamour. C'est aussi tout le long de la vie. Ça ne finit jamais. Les gens de notre étude sur 75 ans qui étaient les plus heureux dans la retraite étaient ceux qui ont activement travaillé à remplacer les collègues de travail par de nouveaux amis. Comme la génération Y dans ce récent sondage, beaucoup de nos hommes, quand ils étaient de jeunes adultes, croyaient vraiment que la célébrité, la richesse et le travail étaient ce qu'ils devaient poursuivre pour réussir leur vie. Mais encore et encore, pendant ces 75 ans, notre étude a montré que les gens qui s'en sont le mieux tirés étaient les gens qui ont compté sur les relations avec de la famille, des amis, des communautés.
11:20Et vous ? Disons que vous ayez 25, ou 40, ou 60 ans. A quoi ça peut ressembler finalement de favoriser les relations solides ?
11:30Eh bien, les possibilités sont pratiquement sans fin. Ça peut être quelque chose d'aussi simple que remplacer le temps d'écran par du temps avec les gens ou raviver une vieille relation en faisant quelque chose de nouveau ensemble, de longues promenades ou des soirées, ou rappeler ce membre de votre famille à qui vous n'avez pas parlé depuis des années, parce que toutes ces querelles familiales trop communes laissent une empreinte terrible sur les personnes qui s'en veulent l'une à l'autre.
12:03J'aimerais terminer sur une citation de Mark Twain. Il y a plus d'un siècle, il prenait du recul sur sa vie, et il a écrit ceci : « On n'a pas le temps, si brève est la vie, pour les chamailleries, les excuses, l'animosité, les appels à rendre des comptes. On n'a que le temps pour aimer et pas un instant de plus, pour ainsi dire, que pour ça. »
12:33Une belle vie est construite avec de belles relations.
12:38Merci.
12:39(Applaudissements)"