lundi 7 décembre 2020

THÉORIE DU SENTIMENT D’EFFICACITÉ PERSONNELLE D’ALBERT BANDURA


Dans les années 1980, Albert Bandura, docteur en psychologie canadien, développe une théorie selon laquelle le bonheur repose sur trois facteurs en interaction :

  • Le comportement, 
  • l’environnement
  •  la personne

Cette théorie considère les individus comme des agents actifs de leur propre vie qui exercent un contrôle et une régulation de leurs actes et possèdent la capacité à les anticiper et à les ajuster. Albert Bandura s’intéresse alors particulièrement au sentiment d’efficacité personnelle, c’est-à-dire aux croyances des individus par rapport à leurs capacités à réaliser des performances particulières.
Ce sentiment d’efficacité personnelle contribue selon lui à déterminer nos choix d’activité, d’environnement, notre investissement dans la poursuite des buts que l’on se fixe, la persistance dans les efforts et les émotions ressenties face à des obstacles.



 Selon sa théorie, quatre sources d’information permettent aux individus d’acquérir un certain degré d’efficacité personnelle pour un comportement donné : 


 L’expérience active de maîtrise, fondée sur la maîtrise personnelle des tâches à effectuer. Plus un individu vit des succès lors d’expérimentations d’un comportement donné, plus il est amené à croire en ses capacités personnelles pour accomplir ce comportement. Le succès, lorsqu’il n’est pas trop facile, renforce la croyance en l’efficacité personnelle, alors que les échecs réduisent ce sentiment. 


 L’expérience indirecte, qui repose sur le phénomène des comparaisons sociales, c’est-à-dire sur l’observation. Le fait d’observer d’autres individus vivre une situation a priori difficile peut influencer et renforcer la propre croyance des observateurs en leurs capacités de réussir (S’il y est arrivé, je le peux aussi !). Au contraire, l’observation de l’échec d’autrui peut remettre en doute sa propre efficacité (S’il n’y est pas arrivé, comment est-ce que, moi, je pourrais y arriver ?). 


• La persuasion verbale, qui s’exprime à travers des suggestions, des avertissements, des conseils et des interrogations, peut amener un individu vers la croyance qu’il possède le potentiel pour effectuer avec succès le comportement qui lui semblait jusque-là inaccessible. 


• Les états physiologiques et émotionnels, par exemple quand un individu associe un état émotionnel désagréable tel que le stress avec une faible performance d’un certain comportement, cela peut l’amener à douter de ses compétences personnelles pour accomplir ce comportement et ainsi conduire à l’échec (Je suis toujours stressé quand je dois parler en public). En revanche, un individu sera plus enclin à croire au succès s’il est d’humeur agréable (Je suis tellement heureuse que je pourrai gravir une montagne !).



Livre: Ma bible de la psychologie positive, Cécile Neuville, 2020.


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